La Chine en 2025 : le sort des taux bas
Cross Asset Investment Views - Janvier

Amundi reconnaît que les dirigeants ont clairement l'intention d'opérer un virage politique, mais reste sceptique quant à son efficacité.
Au cours de l'été 2024, le sentiment dominant était « ABC » (Anything But China) - une véritable crise existentielle faisant de la Chine une classe d'actifs ininvestissable. Fin septembre, les actions chinoises se sont redressées de 25 % en moyenne à la suite des discours officiels, déclenchant un sentiment généralisé d'« achat de tout », la peur de manquer se propageant sur le marché.
Contrairement à ce qui s'est passé il y a un an, lorsque Amundi a décrit la position politique comme étant complaisamment passive, les dirigeants chinois ont maintenant éliminé toute ambiguïté. Ils plaident explicitement en faveur de politiques non conventionnelles comprenant un assouplissement monétaire et une politique budgétaire plus expansionniste.
Ce pivot est probablement déclenché par une crise systémique atypique, où les gouvernements locaux étaient à court d'argent, peinant à payer les entreprises, les banques et les fonctionnaires. En outre, l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis vient sceller un peu plus ce changement.
Grâce à cette nouvelle clarté dans le leadership, ils s'attendent à une série de mesures visant à stabiliser l'économie. Toutefois, ils estiment que l'impact de ces politiques ne compensera pas complètement les freins structurels existants : « Nous prévoyons que la croissance de la Chine restera sur une tendance baissière, ralentissant de 5,0 % en 2024 à 4,1 % en 2025, et 3,6 % en 2026. »
En résumé, Amundi estime que les dirigeants chinois ont réellement l'intention de stabiliser l'économie, ce qui constitue un changement notable par rapport à leur approche passive d'il y a un an. Cependant, il n'y a pas de solution rapide aux défis séculaires « 3D » de la Chine : démographie, dette et découplage.
Pour plus d'informations, veuillez consulter le site web.